Théra « la sauvage » pour les Grecs, Santorini « Sainte Irène » pour les Italiens, la plus méridionale des Grandes Cyclades, est la partie rescapée d’un volcan dont le centre s’est effondré. Dans l’Antiquité elle portait le nom de Kallisté « la très belle »…
Il faut arriver à Santorin en bateau pour jouir pleinement de la beauté de Théra, du spectacle grandiose de ses falaises de lave grise et noire alternant avec des couches de ponce blanche et de tuf jaune. Il faut aborder Théra par la brêche Nord Ouest de la caldeira et découvrir Fira posé sur les lèvres du cratère, face à la Mer Egée.
On peut grimper laborieusement à dos de mulet
jusqu’au village, mais on peut choisir le téléphérique et se trouver propulsé en un clin d’œil sur la hauteur, dans le bleu du ciel. Alors, immédiatement, dans le silence des rues pavées, sous le
soleil radieux, on peut profiter des coupoles bleu turquoise des églises et des chapelles, de l’éblouissement des bougainvillées sur les murs immaculés des villas, mais surtout… on choisit une
terrasse parmi les nombreux établissements accrochés à la falaise, et devant un café « granissado » on finit par se perdre voluptueusement dans le silence bleu de la mer, jusqu’à
l’engourdissement…
photos et textes eva baila
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