La Chute d'Icare ou le tableau philosophique (1558)
(Il n’est pas vraiment certain que cette œuvre peinte sur panneau de bois, soit réellement de Brueghel.)
Dans un paysage grandiose et serein, tout à la fois de campagne, de mer et de montagne, où l’air est transparent, la lumière douce et belle, le laboureur laboure, le berger garde ses moutons en
rêvassant, les caravelles naviguent au loin sur une mer d’huile, un pêcheur pêche… Et, dans l’indifférence générale, Icare, minuscule et pathétique, se noie dans un coin du tableau…
Sous nos yeux, Icare est en train de vivre la fin de son aventure, tandis que le laboureur impassible continue de labourer, le pêcheur tranquille continue de pêcher, le berger imperturbable
continue de garder ses moutons, et les bateaux aux voiles gonflées continuent de voguer là-bas… Pauvre Icare, la Terre ne s’arrêtera pas de tourner alors que se joue le drame de ta vie…que ton
rêve disparaît dans l’écume… et que s’accomplit la grande fatalité de l’immense et terrible solitude de l’être humain…
eva baila (copyright France 2008©)