
Lascaux, Ventre de la Terre,
Où passent tous les bisons, en cavalcade puissante, comme au premier matin du Monde, Tandis que veille la Licorne énigmatique,
Des centaines d’animaux traversent la nuit millénaire, la longue frise des bouquetins, les cerfs, le cheval ocre et la vache rouge à tête noire…
Prends ma main et ferme les yeux, leur galop est aussi le nôtre,
Leurs sabots ont martelé le sol, et traversé le temps,
Ferme les yeux, et souviens-toi, l’Art Sacré est né,
Unique, à Lascaux, et ailleurs,
Multiple, le miracle cent fois renouvelé, tourné vers un Futur.
L’Homme et l’Animal, en osmose…
Leur course vertigineuse portée par un souffle mystérieux jusqu’à nous, ici,
Leur trajectoire éblouissante protégée par le fleuve du Savoir magique et caché…
Vers d’autres enfin, ils poursuivront leur voyage fulgurant et inachevé…
(eva baila ©)