Le syndrome de Stendhal (ou Van Gogh et le cerf-volant)




Au Musée d’Orsay à Paris, il existe une salle entière consacrée au grand Vincent Van Gogh. Il y a six ans, pour la première fois, j’y voyais de vrais Van Gogh. Avec l’Homme de ma vie (celui qui tient la ficelle du cerf-volant), nous étions médusés, au bord des larmes.

 

Dans les livres d’art, on n’imagine pas avec quel soin méticuleux ces petites touches de lumière ont été juxtaposées. Il est impossible d’imaginer quelle magie peut émaner de cette peinture à la fois sauvage et délicate, tellement, tellement vivante. Ainsi, devant le tableau intitulé « la sieste », représentant deux personnages allongés derrière une meule de foin, non seulement la chaude lumière éblouit, mais le soleil d’été brûle le visage et on respire le parfum de l’herbe séchée. Soudain, tous les sens sont chavirés. Avant cette visite inoubliable à Van Gogh, jamais nous n’avions ressenti cela aussi intensément nulle part.

 

Je n’ai jamais tenté de reproduire un Van Gogh : ce serait une violation, un sacrilège, une hérésie. Un tableau de Vincent Van Gogh est plus qu’un tableau, c’est la vie même… Et comment copier la vie ?

                                                                                                        eva baila (copyright 2008)

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